100 mots pour une carte

Le généathème de ce mois nous invite à se pencher sur la vie d’un de nos ancêtres et d’écrire leur vie en 100 mots. J’ai décidé de modifier un peu l’exercice et d’écrire en 100 mots un moment de la vie d’un de mes arrières grand-père, Philibert GAUDOT. Ce moment est particulier, puisqu’il est alors parti loin de son foyer bourbonnais pour combattre contre les Allemands. La carte a été écrite entre 1914 et 1918, un 15 septembre. Mais laissons la place à l’exercice. Allez, top départ, c’est parti:

Carte envoyée pendant le conflit de 1914-1918 à Marie MARCHAND par son époux, Philibert GAUDOT

Un automne, Philibert Gaudot écrit  une carte postale à sa jeune épouse Marie. Une correspondance s’est établie entre les jeunes époux depuis que Philibert est parti en août 1914. Marie est restée seule avec leur petite fille, Louise, à la ferme des Bougains, à Liernolles. Au moment où il écrit cette carte, Philibert est en arrière des lignes. Philibert n’a visiblement, aucune envie de retourner au combat. Il évoque « les bombardements nuits et jours ». Il est difficile de dater cette carte car le coin où est mentionnée l’année est déchiré. Dommage, c’est la carte la plus lisible de ma collection.

100 mots, c’est peu pour tout raconter sur une vie, mais aussi sur la vie de ces couples déchirés par cette guerre meurtrière. Je possède d’autres cartes écrites par mon arrière grand-père à son épouse, et aussi à ses parents. Je n’ai aucune lettre écrite par Marie à son mari. Elles ont certainement été perdues dans les combats. Le lien commun entre toutes ces cartes reste la volonté de rassurer sa famille sur sa santé.

 

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