Capsule temporelle: printemps 1891

Dans le cadre du généathème de mars 2016, je vous propose une capsule temporelle. Nous nous transportons en 1891, quelques semaines avant le mariage de Louis Marchand et de Louise Tain.

Printemps 1891: pas de date particulière, juste une saison, une période. La IIIème République est installée depuis un peu plus de 20 ans, Sadi Carnot est président de la République. De tout cela, mon aïeule, Louise Tain, n’a peut-être jamais eu conscience.

les Segauds-Monétay sur Loire
Les Segauds, Monétay-sur-Loire

Son cadre de vie se situe à Monétay-sur-Loire, aux Segauds. C’est un petit village de 919 âmes, situé dans les Basses-Marches du Bourbonnais, à l’est du département de l’Allier. Louise est domestique chez Victor Giraud. Il est propriétaire et emploie 4 domestiques: Marie Segaud, qui a le même âge que Louise, Gilbert Gobet, 26 ans et Jean Menat, 24 ans. Il y a aussi Jean-Marie et Clarisse Giraud, les enfants du propriétaire et puis la patronne, Claudine Plessis, 39 ans. Mais revenons à Louise. Elle n’a pas eu d’autre choix que de chercher une place de domestique, surtout depuis le décès de son père, Etienne,  2 ans auparavant. Sa mère, elle-même est journalière. Elle doit encore nourrir son petit frère Benoît 12 ans. Ils ne vivent pas loin d’elle: ils habitent le bourg de Monétay. Elle peut ainsi aller leur rendre visite les dimanche après-midi. Pourtant depuis quelque temps, elle préfère consacrer son temps libre à Louis, le fils des métayers, Claude et Pierrette Marchand, qui habitent l’autre ferme des Segauds. Il a 24 ans. Ils ont décidé de se marier en juillet, le 4.

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