Le patois dans ma généalogie

Le thème du généathème de ce mois est le patois. Il se trouve que le patois a été le fil conducteur de mon challenge AZ de cette année. Alors, je ne peux pas passer à côté de l’écriture d’un article dans le cadre du généathème de ce mois de septembre!

Lors du challenge AZ 2017, j’ai évoqué une série de mots que j’entendais lorsque j’étais plus jeune. Dans cet article, je vais plutôt m’arrêter sur ce que représente le patois dans nos généalogies et dans notre passé.

Tout d’abord, je rappelle ce que signifie le mot patois: le Larousse donne la signification suivante: « système linguistique essentiellement oral utilisé sur une aire réduite et dans une communauté déterminée, essentiellement rurale et perçue par ses utilisateurs comme inférieur à la langue officielle ». Le patois a donc une connotation péjorative pour ceux qui l’utilise selon le dictionnaire…Effectivement, ce qui manque au patois, c’est une grammaire bien définie, une orthographe. Certains se sont employés à rédiger des ouvrages pour donner ces éléments manquants aux différents patois. Je pense notamment à Bernard Gilliet et à son « dictionnaire du Bourbonnais, le parler de Diou« .

Je me pose la question suivante: sont-ce les gens du cru qui parlent ce patois qui ont un sentiment d’infériorité ou bien les a-t’on conduit à ressentir ce sentiment d’infériorité? L’école de la République a beaucoup oeuvré pour faire disparaître tous ces parlers régionaux. Attention, je pense qu’il était et est toujours important d’enseigner la langue française à l’école.

Néanmoins, les mentalités avancent, car dernièrement des chercheurs du CNRS ont élaboré un « atlas sonore » pour mettre en valeur les différents parlers de notre beau pays. Vous pouvez le consulter ici. 

Alors quel lien faire entre la généalogie et le patois? Tout d’abord, c’est la façon dont parlait une grande partie de mes ancêtres. Beaucoup étaient issus du monde rural. Par contre, nous ne pourrons jamais apprécier leur façon de parler. Les patois étant des langues uniquement parlées, nous n’avons aucun document qui nous permet d’étudier la façon dont ils parlaient. Il y a bien quelques études réalisées par des auteurs désireux de « statuer » sur le patois de leur région. Je vous recommande à ce propos de consulter le site lexilogos. Il vous suffit de cliquer sur la région qui vous intéresse et vous pourrez consulter la bibliographie qui concerne le patois de cette région.

Pour conclure, le patois est un élément essentiel de la vie de la plupart de nos ancêtres. Pour autant, il est bien difficile à appréhender. Sans document sonore d’époque, il est bien difficile de déterminer exactement comment nos ancêtres parlaient le patois de leur contrée. Et pour répondre à la question de Sophie Boudarel dans son article de présentation du généathème de ce mois: je parle encore de temps en temps le patois bourbonnais avec un malin plaisir: j’aime observer l’œil interrogateur de mes interlocuteurs bourguignons! Et c’est ensuite l’occasion de parler de ma région de naissance.

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